• w-facebook

Les échos de l'Outre-Temps

L'ancien monde est mort. Du moins est-ce ainsi que les habitants de la Fédération s'accordent à considérer le passé, dont ils ignorent presque tout. Ce n'est pas un manque de curiosité de leur part, mais l'Agence de Régulation d'Accès aux Technologie, l'Arat, qui veille au grain. Pas de place ici pour des histoires d'hommes volants dans le cieux, sondant l'espace ou les abysses! Aucun communiqué ne nie officiellement ces faits, mais hors de question de laisser quiconque s'intéresser de près ou de loin au sujet.

Il faut dire que c'est aux excès du passé que l'on prête la quasi-extinction de l'humanité, survenue presque huit-cents ans plus tôt. Une idée largement appuyée par l'église qui y voit une "sanctification", les rescapés étant des élus entrés dans une époque échappant aux ténèbres de l'histoire: l'Outre-temps, le temps au-dela du temps.

Voila longtemps que la civilisation s'est réorganisée, et loin de rejeter en bloc la technologie, elle l'encadre, la réduisant à son strict nécessaire. Des voies de chemins de fer traversent les vastes étendues sauvages devenues trop grandes pour l'espèce humaine, réduite à peau de chagrin. Ces axes déservent aussi bien des villes autorisées à utiliser des équipement avancées, dotées d'électricités et d'industries, que d'autres, trop petites, où le seul éclairage légal est celui des bougies...

Une société à plusieurs vitesse, regroupant des communautés disséminés sur un territoire gigantesque et mal connu. Il est naturel que dans ces conditions un fort communautarisme se soit développé, ainsi que nombre de légendes locales.

Pourtant, quelqu'un qui se serait intéressé à recouper ces dernières, se serait sans doute étonné de la récurrence de certains récits, malgré la distance séparant les sites. Et si toutes ces fables n'en étaient pas uniquement ? Et si l'Apocalypse avait laissé autre chose qu'un trou béant dans les effectifs de l'humanité ? Et si, par hasard, les dirigeants de la Fédération n'en ignoraient rien...?

tome 1 : La vipère de Roche-vive

Roche-vive, petit village de berger niché dans un décor parfaitement bucolique, au pied d'une chaîne de montagne du nord de la Fédération. Peu de chose à dire sur cette petite communauté, installée loin des grands axes de communication. Les touristes ne s'y bousculent pas, et le froid et l'isolement de l'emplacement ne sont sans doute pas étrangers à ce fait. Aussi l'arrivée de deux officiels de la Fédération, mandatés pour contrôler l'usage des technologies dans le village, fait-elle l'effet d'un grand événement!

Certes il en faut bien peu pour faire jaser tout le petit village, mais le comportement des visiteurs n'est-il pas un peu étrange?  Se pourrait-il que la raison de leur venue soit un peu moins commune que leur objectif annoncé...?

Un peu plus de détails ?

La Fédération

Lorsque les survivants ont émergés des colonies souterraines où l'humanité avait survécu pendant un peu plus de cent ans, le monde qu'ils ont découvert ne correspondait en rien à l'idée qu'ils s'en était faite. Loin d'être stérile et calciné, ils découvrirent de vastes forêts à la faune et à la flore foisonnante.

Le système de dictature militaire qui régissait alors la vie de chacun fut mis à bas et les colons se dispersèrent dans ces contrées à la recherche de ressources premières indispensables à leur survie. C'est alors que la Fédération vit le jour, encadrant les règles citoyennes à respecter afin d'éviter le début d'un âge sans foi ni loi. A mesure que les hameaux se changeaient en village, puis en ville, de nouvelles attributions lui furent accorder, telle que les règles de concurrence, la justice, la protection militaire.

 

Aujourd'hui la Fédération se divise en trois régions, si vastes que chacune aurait sans doute autrefois correspondu  à un grand pays. Les villes sont des communautés autonomes sur leur terres, mais toutes doivent se plier aux règle d'Azur, capitale de la Fédération, ville indépendante souvent désignée comme "la quatrième région".

L'une des missions clé de la Fédération est de faire respecter le traiter de Neuveterre, décrété dès la sortie de colonie souterraine. Ce dernier limite l'utilisation des technologies et leurs recherches associées, afin de maintenir l'humanité dans un seuil de confort satisfaisant sans tomber dans la course au progrès et ces conséquences inévitables, tel que ce fut le cas avant l'Apocalypse. C'est l'Agence de Régulation d'Accès aux Technologie, l'A.R.A.T., qui a la mission de veiller au respect de ce point. Ces inspecteurs qui sillonnent les terres afin de contrôler les communautés ne font pas partis des personnes les plus populaires de la Fédération, l'austérité qu'ils imposent étant loin de faire l'unanimité...

Les Ma-Sca

Les Masca, ou Match de scaphandrier, ont longtemps été interdit par l'Agence de Régulation d'Accès aux Technologie.

Ces affrontements reproduisent ceux qui ont lieux dans la Mer des Écueils et pour lesquelles l'autorisation d'utilisation de technologies avancées a été exceptionnellement accordée. La zone étant constituée de hauts fonds -que les rebelles n'avaient pas hésité à inonder de mines flottantes- la circulation de bateau s'était révélée totalement impossible. Les combats étaient donc devenus des batailles d'endurance, menés par des soldat dispersés dans les récifs, capables de rester immobiles des jours entiers pour abattre leur cible, avant de plonger dans les flots pour échapper aux tirs ennemis. 

Sans restriction technologique, leurs scaphandres ont subit des progrès permanents, devenant de véritables armures aquatiques.

La version "sportive" qui en est née ne bénéficiait bien sur pas de cette dérogation et enfreignait donc la loi, posant de surcroît un problème de déontologie en faisant de la guerre un jeu.

Cependant, quand l'argent généré par ces événements clandestins est entré dans l'équation, rapidement les difficultés se sont effacées et les voies de l'opposition se sont tues... ou ont été étouffées. Littéralement.

Voila dix ans que ce sport est en plein essor, les matchs dans les arènes semi-aquatiques drainant de plus en plus de spectateurs.

Pour beaucoup l'avènement de cette discipline marque la fin d'une aire, mettant en évidence la perte de pouvoir et de crédibilité de l'ARAT, incapable de faire interdire une telle énormité...